L'adolescent français de 17 ans blessé lundi en Arabie saoudite est mort mardi à l'hôpital de Médine
Son décès porte à quatre le nombre de morts dans l'attaque d'un groupe de Français dans le désert saoudien: un enseignant et deux salariés de Schneider qui vivaient à Riyad étaient morts sur le coup.
Lors d'un voyage avec leurs familles vers le site nabatéen de Medain Saleh (nord-ouest), ils ont été mitraillés alors qu'ils pique-niquaient.
Le jeune blessé avait été hospitalisé à l'hôpital du roi Fahd de Médine, dans un état considéré comme "critique" par le directeur, le Dr Moutawakkel Faleh Hajjaj. Après avoir perdu beaucoup de sang, il avait subi une longue opération pour extraire une balle logée dans son poumon gauche, a indiqué le directeur.
Cinq femmes et enfants, qui faisaient partie du même groupe de Français, sont indemnes, a-t-on ajouté. Cette attaque est la première visant des ressortissants occidentaux depuis plus de deux ans dans ce pays confronté à une offensive terroriste de la branche locale d'Al-Qaïda.
L'un des Français décédés était un enseignant dans un lycée de Ryad et les deux autres des salariés expatriés du groupe de matériel électrique français Schneider Electric, selon les autorités françaises et la société concernée. Ils étaient partis visiter avec leurs familles le site archéologique de Madaen Saleh.
Selon le chef de la diplomatie française Philippe Douste-Blazy, les "trois familles déjeunaient au moment" de l'attaque. Aucune menace n'avait été signalée.
Jacques Chirac a fait part de sa consternation devant cette "attaque criminelle" et a "condamné fermement cet acte odieux", lit-on dans un communiqué de l'Elysée. Le chef de l'Etat français demande que "toute la lumière soit faite sur cette tragédie, à ce que les coupables soient poursuivis, jugés et punis et à ce que la sécurité de nos compatriotes soit assurée".
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